MANIFESTE

Si je devais résumer mon approche, voici quelques aspects qui me semblent importants et que j’essaie de mettre en avant lors des cérémonies que j’accueille

le silence

Venant d’une tradition contemplative (i.e la méditation), ma façon de me connecter, c’est de porter mon attention à l’intérieur.
Ce qui implique pas ou peu d’interactions avec les autres, et une ambiance feutrée propice à l’introspection. Si possible les yeux fermés.

Ça peut être un peu désarçonnant, voire frustrant, surtout lorsqu’on a été habitué à interagir avec l’extérieur, mais ici l’invitation est vraiment de se tourner vers sa voix intérieure, et c’est vrai que ça peut être confrontant mais c’est aussi là qu’il se passe des choses magnifiques.

la douceur

J’aime les champignons, ces « petites choses », parce qu’ils sont pour moi une présence enveloppante, qui s’assimile facilement à mon corps.
Je ne perçois pas la cérémonie comme devant être l’endroit de l’extraction brutale, de la purge violente (il y a d’autres médecines pour ça).

Je pense que les guérisons peuvent intervenir aussi avec des doses légères. J’encourage toujours les participants à lentement créer une relation avec les champignons, à être en confiance avant de pouvoir aller plus loin.

J’invite plus à accéder à la subtilité qu’à l’intensité, et ça veut dire que parfois on peut être déçu.e de ne pas avoir vu d’éléphants roses, mais ça n’est pas forcément le but !

le sacré

Disons le tout de go, il y a clairement dans mon expérience une dimension de connexion au divin (peu importe comment vous l’appelez) dans une cérémonie.
Les hallucinations, l’extase c’est bien, mais au fond ce qui m’importe c’est de me sentir comme participant à quelque chose qui me dépasse largement.

Aussi, c’est important de pratiquer des rituels pour consacrer qu’on entre dans un espace non-ordinaire… et qu’on en sort à la fin. On entre pas en dialogue avec Dieu comme on pousse la porte du Franprix.

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